Genève – Paris: Air France VS EasyJet

Il y a quelques mois, j’ai du faire un aller-retour rapide sur Paris, depuis Genève. Cette ligne est actuellement desservie par Air France et EasyJet. Swiss vous vendra volontiers des billets, mais vous voyagerez à bord d’un appareil d’Air France.

 

L’approche sur Paris CDG depuis un avion Air France.

 

Tout ceux qui suivent régulièrement ce blog savent bien que je ne suis fan d’aucune de ces deux compagnies. Mais il fallait bien y aller.

 

Avec mes contraintes horaires et en tenant compte du prix, j’ai fait le vol aller; Genève – Paris CDG avec Air France et le vol retour; Paris Orly – Genève avec EasyJet. Mais alors, c’était comment, et surtout, laquelle a été la meilleur?

 

Genève – Paris CDG

Air France AF1743

Airbus A318 (configuré en 3-3)

Siège 14A (hublot)

 

Lors ce que j’ai voulu faire mon check-in, il était impossible de mettre mon numéro de membre Delta Skymiles dans le système, car ayant fait ma réservation sur un site tiers, utilisant un site Air France à l’étranger, j’étais sans cesse redirigé sur un site Air France me semblant être en hébreu.

 

Une fois n’est pas coutume, j’ai attendu la fin de l’embarquement pour monter à bord de l’appareil. A part en Business, l’appareil me semblait à peu près plein. Il y avait tout juste assez de place pour mettre mon bagage cabine dans le compartiment au-dessus de mon siège. Quelqu’un était assis à ma place, mais je n’ai pas eu de mal à le faire se déplacer.

 

C’était la première fois que je prenais un vol Air France avec le nouvel intérieur. Dans l’ensemble, c’était plus élégant que ce qu’ils proposaient de par le passé, à l’exception des appuie-têtes qui étaient vraiment horribles. (désolé, l’avion étant déjà presque plein, je n’ai pas pris de photo)

 

Avant le décollage, il faisait beaucoup trop chaud dans l’appareil. Il semblerait qu’ils aient mal réglé la température, ce qui est quand même assez surprenant au mois de décembre.

 

Le sièges étaient tout ce qu’il y a de plus standard sur les vols courts d’Air France. Il m’a pourtant fait mal au dos durant tout le vol. Mon siège grinçait également à chacun de mes mouvements, ce qui était fort désagréable.

 

En plus de la tablette, qui était de très petite taille, il y avait un porte gobelets, chose que j’apprécie toujours. Les 2 se sont ouverts lors ce que l’on roulait vers la piste.

 

Le porte gobelets et la tablette à bord d’un A318 d’Air France.

 

Le magasine de vol était une catastrophe; à la 30ème page, il y avait le sommaire, le reste était de la pub!

 

En vol, on nous a proposé un petit snack, il n’y avait qu’une seule option: un sandwich fromage, noix et épinards. C’est sans doute l’un des pire choix possible; c’est bien trop particulier pour plaire au plus grand nombre et en plus la noix est l’un des produits les plus allergène possible. Je pense qu’Air France essaie de faire classe avec ce type de repas, mais pour moi, c’est raté.

 

Alors que le choix des boissons est assez correct, la dimensions de celles-ci (150ml pour un Coca), montre que malgré qu’ils souhaitent être vu comme une compagnie premium, ils en sont encore bien loin.

 

Une boisson servie sur un vol Genève – Paris CDG d’Air France.

 

A ma grande surprise, le personnel a fait du bon travail et était sympathique. Ce n’est de loin pas ce que j’ai eu l’habitude de voir dans le passé.

 

Mes attentes envers ce vol étaient plutôt basses (c’est la seule compagnie qui a perdu mes bagages plus souvent que les fois ou ils sont bien arrivés). Je remarque clairement qu’ils essaient de monter en gamme, mais il est également claire qu’ils veulent le faire sans dépenser un sous en plus, le résultat est donc plutôt raté.

 

Le personnel a été à la hauteur mais c’est le confort et le service repas qui ont tiré cette expérience vers le bas.

 

Dernier point, mais non des moindres; les transports publiques Parisiens étaient gratuits à cause de la pollution (donc un transport vers le centre gratuit), mais c’était sans compter la ligne de RER coupée, remplacée par des TGV qui sont tombés en panne et donc un taxi pour Paris qui m’a coûté dans les 50 Euros.

 

Approche sur Paris CDG depuis un avion d’Air France.

 

Paris Orly – Genève

EasyJet EZY1390

Airbus A320 (configuré en 3-3)

Siège 22D (hublot)

 

J’avais prévu de me rendre à Orly, depuis le centre de Paris, avec Uber et c’est donc ce que j’ai fait. Le temps de trajet, grace aux bouchons, à duré le double du temps estimé (sur l’application Uber) lors ce que je me suis mis en route. Par contre, le prix, lui, est resté le même, autour des 35 Euros.

 

Après que l’avion ait été annoncé avec 30 minutes de retard, l’embarquement a pu commencer. Un premier bus a emporté des passagers de la porte jusqu’à l’appareil. Avec le reste des passagers, j’ai pu passer la porte et on nous a fait attendre notre bus, le deuxième, dans un escalier, porte ouverte, dans le froid. Mais le problème est qu’ils n’avaient plus de bus pour nous. Nous avons attendu plus de 20 minutes, dans le froid, avec une employée qui nous a abandonné à 2 reprises, devant une porte ouverte sur le tarmac et personne qui surveillait (bravo la sécurité) et qui nous a grondés quand nous l’avons fermées à cause du froid.

 

En voyant des bus partir à vide, des passagers ont demandés à une employée d’EasyJet de contacter quelqu’un, de faire quelque chose. Elle nous a alors répondu que « si vous n’avez pas de bus c’est qu’il doit y avoir une raison ». Quand on lui a demandé laquelle, elle est partie.

 

Les sièges à bord d’un A320 d’EasyJet.

 

A bord de l’appareil, les sièges étaient tout ce qu’il y a de plus standard sur ce type de vols. Il y avait une pub sur le siège devant moi, mais ce n’était pas trop gênant. Mon siège n’offrait cependant aucune inclinaison.

 

La publicité sur le siège devant moi, à bord d’un vol EasyJet.

 

Les toilettes à l’avant de l’appareil étaient hors service.

 

A bord, j’ai voulu acheter des cigarettes pour mon ami, mais j’ai découvert qu’ils n’en vendaient pas sur cet appareil car il était Français. Si nous avions eu un appareil Suisse, j’aurais pu en acheter.

 

L’approche sur Genève depuis un avion d’EasyJet.

 

Il y a eu, durant le vol, une annonce chaque 10 minutes, ce qui m’a empêché de m’endormir (vente de snacks, duty free, carte EasyJet Plus,…).

 

A part pour nous vendre des choses, le personnel de cabine était absent.

 

Malheureusement EasyJet a démontré que ses opérations sont mal gérées, que ses avions ne sont pas bien entretenus (toilettes en panne) et que le personnel est juste là pour faire de la vente, tout en dérangeant les personnes à bord voulant se reposer.

 

Cela ne m’a pas dérangé que la nourriture et les boissons aient été payantes, déjà car je n’en voulais pas, mais en plus car au moins j’aurais pu choisir ce que je voulais.

 

Avantage: Air France

 

Bien que je ne suis toujours pas convaincu par l’une ou l’autre de ces compagnies, je pense que je choisirais quand même Air France, car le calme à bord et des opérations mieux gérées permettent un peu plus de repos, même sur un petit vol. De plus, l’aéroport de CDG, à mon avis et quand il n’y a pas de problèmes spéciaux, permet de se rendre plus facilement au centre de Paris.

 

Si je n’aimait pas tant l’avion, mon prochain voyage sur Paris se ferrait en train.

 

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